Neuf soldats des forces fédérales de Russie ont été tués et 14 blessés au cours des dernières vingt-quatre heures en Tchétchénie, a annoncé lundi à l'AFP un responsable de l'administration tchétchène pro-russe à Grozny sous couvert de l'anonymat.
Deux militaires ont été tués et six blessés par des tirs sur les positions de l'armée fédérale, lesquelles ont été attaquées à 12 reprises en 24 heures.
Par ailleurs, trois »kaderovtsi», hommes de milices tchétchènes intégrés au ministère russe de l'Intérieur, ont été tués et cinq blessés dans des accrochages dimanche à Vedeno, dans le sud de cette républiques caucasienne de la fédération de Russie. Cinq rebelles tchétchènes ont été tués dans ces heurts.
Un véhicule militaire à quatre roues motrices a sauté sur une mine dans la région de Chali, au sud est de la capitale tchétchène Grozny, dans le village de Serjen Iourt. Trois militaires fédéraux ont été tués et un a été blessé.
Une autre voiture du même type a été la cible de tirs dimanche près du Daguestan, dans le village de Zantak (région de Nojaï Iourt) et un soldat fédéral est mort et deux autres ont été blessés.
Les agences de presse russes n'ont pas fait état de ces pertes.
Les troupes russes, entrées en Tchétchénie en octobre 1999 pour une »opération antiterroriste» censée mettre fin à un pouvoir séparatiste après une première guerre (1994-1996), restent confrontées à la guérilla et enregistrent des pertes quasi-quotidiennes dans cette république du Caucase du Nord.
Le président russe Vladimir Poutine a annoncé fin janvier que la Tchétchénie »était complètement revenue sous l'égide de la Constitution russe» et que »l'opération antiterroriste» était terminée.
Cependant, les affrontements entre rebelles et soldats se poursuivent, ainsi que les enlèvements et les disparitions de civils, dont les ONG comme Human Rights Watch ou Memorial accusent les forces russes et tchétchènes pro-russes.



